Études économiques
Panama

Panama

Population 4,3 millions
PIB par habitant 12 373 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 3,0 -17,9 12,0 5,0
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,3 -1,6 1,4 2,0
Solde public / PIB (%) -3,6 -10,1 -7,4 -5,2
Solde courant / PIB (%) -5,0 2,3 -3,7 -3,5
Dette publique / PIB (%) 42,2 66,3 62,2 61,2

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Canal interocéanique et infrastructures connexes (ports, aéroports, routes, chemins de fer)
  • Économie entièrement « dollarisée », stabilité financière
  • Zone franche de Colón, deuxième plus grande plate-forme d'import-export au monde
  • Centre bancaire et financier régional desservi par un excellent réseau de télécommunications
  • Potentiel touristique

POINTS FAIBLES

  • Fortement exposé à la conjoncture économique nord et sud-américaine
  • Faibles recettes fiscales (13 % du PIB)
  • Lacunes en matière d'éducation et de formation professionnelle
  • Grandes disparités sociales et économiques entre la zone du canal et le reste du pays
  • Corruption et favoritisme, bureaucratie

Appréciation du risque

L'économie devrait conserver une croissance robuste

Le taux de croissance du PIB devrait continuer à dépasser la moyenne de la région. Toutefois, l'économie ne retrouvera son niveau d'avant la pandémie qu'en 2023, en raison de l’effondrement total de 2020. En 2022, le tourisme (qui représentait 15 % du PIB avant le choc de la  COVID-19) rebondira, stimulé par les avancées dans la gestion de la crise sanitaire aux niveaux national et mondial. Parallèlement, l'activité du canal de Panama augmentera, car le commerce mondial reste robuste, ce qui profitera aux activités de transport, de logistique et de services financiers (75 % du PIB). Cette hypothèse devrait également être de bon augure pour les investissements dans les infrastructures et les transports. En juillet 2021, le président Laurentino Cortizo a annoncé 12 milliards USD (22 % du PIB) d'investissements publics, qui englobent des projets tels que l'extension de la ligne 1 du métro de la capitale, la construction de la ligne 3 et d'un tunnel sous le canal de Panama, ainsi que des lignes de transport d'électricité. En outre, elle a également misé sur les partenariats public-privé. Globalement, la forte activité du canal et le dynamisme du secteur de la construction contribueront à la poursuite de la reprise du marché de l'emploi, et donc, à la consommation des ménages (65% du PIB). Les mines et carrières (4 % du PIB) devraient également connaître une belle expansion, grâce à la hausse de la production de Cobre Panamá, une grande mine de cuivre à ciel ouvert mise en service en 2019 et appartenant au canadien First Quantum Minerals. 

 

Assainissement budgétaire lent, légère amélioration du déficit des comptes extérieurs

Le déficit budgétaire continuera de se réduire en 2022, principalement sous l'effet de la reprise économique en cours et de l’activité du canal de Panama (qui représente environ 20% des recettes publiques) qui soutiendra la hausse des rentrées fiscales. Toutefois, le déficit budgétaire restera supérieur au niveau pré-pandémique, car le gouvernement maintient des dépenses publiques élevées (notamment des investissements dans les infrastructures). Bien que le gouvernement ait défendu des mesures d’assainissement budgétaire au cours des premiers mois auxquels il a été au pouvoir, sa faible popularité et les répercussions sociales de la COVID-19 l'en empêcheront probablement. En réponse à la crise de la COVID-19, la loi sur la responsabilité fiscale et sociale (Fiscal Social Responsibility Law) a été modifiée pour autoriser des déficits plus importants. En ce qui concerne la dette publique, elle est principalement externe (83%) et est composée d’émissions obligataires sur les marchés financiers. Même si les taux d’intérêt mondiaux devraient augmenter quelque peu cette année, l'économie dollarisée du Panama et ses bonnes perspectives de croissance économique maintiendront ses coûts de financement à un niveau bas. En janvier 2021, le FMI a approuvé une ligne de crédit de 2,7 milliards USD pour faire face à la pandémie de la COVID-19. L'accord de deux ans conclu au titre de la ligne de précaution et de liquidité doit servir « d'amortissement contre les chocs extérieurs extrêmes ».

 
Après une pause d'un an, la balance courante est redevenue déficitaire en 2021, sous l'effet d'un creusement marqué du déficit des revenus primaires (dû à l'augmentation des revenus des investissements étrangers rapatriés). Ce déficit a contrebalancé la hausse de l'excédent des services, dans un contexte de demande accrue de services de transport (canal). Le déficit de la balance commerciale s'est aussi quelque peu réduit, en raison de la forte augmentation des exportations non agricoles (hausse de la production nationale de cuivre) et des réexportations (11 % du PIB). Ces deux éléments ont été supérieurs à l'augmentation des importations liée à la reprise de l'activité économique et à la hausse des prix internationaux du pétrole. En 2022, le déficit du compte courant devrait s’améliorer faiblement, notamment grâce à une reprise complète du tourisme. Les IDE, constitués principalement de bénéfices réinvestis, financeront le déficit courant et maintiendront l'arrimage du balboa au dollar. Les émissions sur le marché contribueront également à couvrir le déficit. Les réserves de change détenues par la banque centrale devraient toujours couvrir environ 5 mois d'importations.

 

La lutte contre le blanchiment d'argent se poursuit

Laurentino Cortizo, du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) de centre-gauche, a été élu en mai 2019 pour un mandat de cinq ans. Avec son partenaire de la coalition, le parti de centre-droit Movimiento Liberal Republicano Nacionalista, le PRD détient 40 des 71 sièges de l'Assemblée nationale. M. Cortizo a affirmé sa volonté de mettre en œuvre les recommandations du plan d'action convenu avec le Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI) et de renforcer la position du pays en tant que centre financier majeur de la région. En 2018, le pays a adopté les normes de l'OCDE en matière d’information financière et a finalement décidé début 2019 de considérer l'évasion fiscale comme un délit, après avoir été placé plusieurs fois sur la liste noire. Toutefois, en juin 2019, le GAFI a replacé le pays sur sa liste grise après une absence de quatre ans. En novembre 2021, le président a approuvé l’adoption d’une loi sur la transparence fiscale internationale et la lutte contre le blanchiment d'argent, qui vise à calquer les normes juridiques nationales sur les normes internationales. Toujours le même mois, le Panama, le Costa Rica et la République dominicaine ont demandé l'aide des États-Unis pour endiguer le flux croissant de migrants. Ces derniers traversent les jungles dangereuses de la Colombie au Panama pour se rendre aux États-Unis. Au cours des neuf premiers mois de 2021, le pays a enregistré plus de 91 000 migrants entrés depuis la Colombie (principalement depuis Haïti et Cuba). 

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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