Études économiques
Israël

Israël

Population 9,2 millions
PIB par habitant 44 181 $US
A2
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 3,8 -2,2 7,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,8 -0,6 1,5 1,8
Solde public / PIB (%) -3,9 -11,4 -7,0 -4,5
Solde courant / PIB (%) 3,4 5,4 4,5 3,5
Dette publique / PIB (%) 59,5 72,0 73,0 73,0

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Secteur des technologies de pointe très compétitif
  • Le faible taux d’inflation permet de maintenir les taux d'intérêt à un niveau faible, ce qui stimule les investissements
  • Économie diversifiée et fortement intégrée dans le commerce mondial
  • Niveau élevé des réserves de change
  • Approbation du budget 2022 par le Parlement, une première depuis plus de trois ans
  • Établissement de relations diplomatiques avec certains pays arabes, ce qui favorise les possibilités d'investissement

POINTS FAIBLES

  • Environnement géopolitique dangereux
  • Petite économie
  • Concentration des exportations vers les pays occidentaux
  • Niveau élevé de la dette publique
  • Paysage politique fortement divisé et fragmenté entraînant une instabilité politique et de fréquentes élections anticipées

Appréciation du risque

Une économie résiliente, malgré un ralentissement de la dynamique en 2022

En 2022, l'économie israélienne continuera de bénéficier de l’une des campagnes de vaccination des plus rapides au monde. À la fin de l'année 2021, 62 % de la population totale avait été entièrement vaccinée. La suppression des mesures restrictives, qui va de pair avec une campagne de vaccination soutenue, continuera de soutenir la consommation privée (environ 50 % du PIB), qui sera le principal moteur de la croissance. Dans le sillage de la « réouverture », le taux de chômage est tombé à 5,2 % en septembre 2021, contre 5,5 % plus tôt dans l'année. Bien que le taux de chômage soit supérieur au niveau pré-pandémie de 3,5-4%, les améliorations sur le marché du travail amélioreront la confiance des consommateurs et appuieront les dépenses des ménages. L'investissement (20 % du PIB) devrait augmenter en 2022 grâce aux infrastructures gazières offshore qui attirent les entreprises étrangères. En Avril 2021, la société Mubadala Petroleum d'Abu Dhabi a annoncé qu'elle avait finalisé un accord de 1,025 milliard USD avec Delek Drilling pour une participation de 22 % dans le champ gazier de Tamar. Le secteur résilient des technologies de pointe continuera d'être un point positif attirant le capital-risque. Au cours des trois premiers trimestres de 2021, le secteur israélien des technologies de pointe a levé des fonds s’élevant au total à 17,78 milliards USD par le biais de 575 transactions, soit le double du montant de 2020, selon l'IVC-Meitar Israel Tech Review. Cette tendance devrait se poursuivre en 2022, notamment en raison du besoin croissant de technologies vertes. Les investissements dans la construction se poursuivront également à travers plusieurs projets tels que City Gateway, la construction de nouvelles zones d'activités à Jérusalem-Est, la section sud de la ligne de métro M1 de Tel Aviv, etc. Le faible niveau d'inflation (l'inflation moyenne devrait rester inférieure à la moyenne de 2,3 % des économies développées en 2022) soutiendra aussi indirectement les investissements car il permet à la banque centrale de maintenir le taux directeur à un niveau bas. L'inflation devrait rester dans la fourchette cible de la banque centrale de 1 à 3 % en 2022. Par conséquent, la Banque d'Israël pourrait ne pas suivre une tendance mondiale de hausse des taux directeurs en 2022. D'autre part, bien que l'économie israélienne soit très axée sur les exportations (1/3 du PIB), le rythme de croissance des exportations pourrait ralentir en 2022 en raison des pénuries mondiales de semi-conducteurs, ce qui pourrait constituer un frein aux exportations de technologies de pointe. Le fort effet de base de 2021 contribuera également à ralentir la croissance en 2022. Néanmoins, celle-ci restera supérieure à la moyenne quinquennale pré-pandémie de 3,4%. 

 

Position extérieure saine, déficit budgétaire réduit

Le ralentissement des exportations de marchandises, l'augmentation des prix des importations de matières premières, des produits chimiques et des métaux, ainsi que la lenteur de la reprise des recettes du tourisme vont creuser le déficit commercial et réduire l'excédent de la balance courante. Néanmoins, la position extérieure restera saine. Les recettes du tourisme, qui représentaient environ 2 % du PIB avant la pandémie, ne devraient atteindre que 1 % en 2022. En revanche, le compte des services restera excédentaire grâce aux services informatiques, à la recherche et au développement. Ces derniers, ainsi que les composants électroniques, les équipements de communication et les équipements de précision et médicaux, resteront les principaux piliers de l'excédent extérieur résilient. La balance des revenus primaires restera déficitaire principalement en raison des revenus rapatriés par les entreprises étrangères, tandis que la balance des revenus secondaires conservera son excédent grâce aux transferts de la diaspora. Par conséquent, les réserves internationales du pays, qui s'élèvent à 207 milliards de dollars (47 % du PIB) en octobre 2021, continueront d'assurer la stabilité de la position extérieure d'Israël et encourageront la banque centrale à intervenir sur le marché pour éviter une nouvelle appréciation du shekel.

 

L'adoption du budget 2022 par le Parlement en novembre 2021 améliorera les perspectives budgétaires à court terme d'Israël. Les dépenses budgétaires diminueront en fonction des retraits des dépenses liées au COVID (principalement en raison de la réduction de 68,6 milliards de shekels des coûts de santé). L'allègement des subventions dans l'agriculture réduira également les dépenses. La hausse des recettes fiscales liée à la forte croissance économique et les nouvelles taxes (taxe sur les articles en plastique jetables et les boissons sucrées) contribueront également à la réduction du déficit budgétaire en 2022. Il en résultera une stabilisation du poids de la dette publique. La dette publique extérieure, qui est passée de 24 % du PIB en 2019 à 33 % en 2020, ne pèsera pas sur la balance des paiements grâce aux solides réserves de change de la banque centrale.

 

La coalition gouvernementale hétéroclite semble se maintenir

La coalition qui a prêté serment en juin 2021 comprend huit partis issus de factions politiques différentes, ce qui pourrait être un signe de fragilité car ils pourraient avoir des difficultés à suivre des intérêts communs. Cependant, l'adoption du budget a montré la capacité de la coalition à agir en commun. Le gouvernement devrait continuer à améliorer les liens avec les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Maroc, le Soudan et Bahreïn, offrant ainsi de nouvelles opportunités d'investissement et de financement pour Israël. D'autre part, Israël restera réticent à la relance de l'accord nucléaire avec l'Iran. Cependant, étant donné la volonté du président américain Biden de reprendre les négociations, cela pourrait nuire aux relations avec les États-Unis.  

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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